Eclairage public et sentiment d’insécurité : quand les habitants s’expriment !

Le 26 décembre dernier, c’est tout un quartier de Lausanne qui est tombé dans l’ombre. Pendant dix jours, l’ensemble de l’éclairage public est tombé en panne, plongeant intégralité du quartier dans la nuit noire. Un imprévu qui a pu s’avérer dangereux, notamment par l’usage de certains passages piétons, situés sur des routes très passantes. Le sentiment d’insécurité s’est alors installé, soulevant alors une importante problématique pour la ville.

Lors de cette interruption lumineuse, les riverains ont surtout évoqué un changement de leur comportement.

Certains expliquaient rentrer plus tôt du travail. La nuit noire, générait chez eux un fort sentiment d’insécurité. Ceux-ci prennent alors leurs précautions, pour ne pas rentrer seuls à pied, dans le noir. Des précautions qui ont dû se prolonger durant dix jours. En effet, en cette période de fin d’année, les effectifs des services de maintenance de l’éclairage public étaient fortement restreints. Face à ce sentiment d’insécurité croissant et prolongé, la ville pointait du doigt le manque d’équipements : des infrastructures connectées auraient permis d’alerter automatiquement en cas de dérangement et de répondre plus vite au besoin de réparation.

La mobilisation des citadins face à l’absence d’éclairage public n’est pas une démarche inédite. En effet, lors de la dernière rentrée universitaire à Bordeaux, ce sont les étudiants qui cette fois-ci ont voulu se faire entendre. Face à un sentiment d’insécurité croissant et quelques cas de harcèlement, ils se sont mobilisés en organisant des marches exploratoires pour sensibiliser au sentiment d’insécurité sur leur campus. Principal mis en cause : l’éclairage !

Eclairage public et sentiment d'insécurité