Pollution sonore : Des solutions qui ne manquent pas d’air.

« Une grande partie de la population française, frôlant les 80%, considèrerait le niveau de bruit comme l’une des nuisances les plus importantes au quotidien. »

La pollution sonore à plusieurs visages et dépend de bien des choses : de son émetteur mais aussi de son récepteur. La capacité en isolation phonique de votre lieu de vie peut dépendre de son année de construction, par exemple.

Une question d’ancienneté.
La question de la pollution sonore était très vague il y a de ça quelques décennies. Alors imaginez un immeuble ancien construit à une époque où les transports se comptaient en chevaux, soit à la traction hippomobile.

« Les premières normes acoustiques dans le bâtiment sont apparues aux environs des années 70. Les constructions réalisées avant cette époque sont donc bien souvent démunies d’isolation phonique (après-guerre, on devait loger vite un grand nombre de foyer, pour un coût modéré). »

Ne faites pas comme Don Quichotte.
Monsieur Eric Gaucher, président du syndicat Cinov-Giac, rappelle qu’il est nécessaire d’identifier votre problème(soit de quel type de bruit il s’agit ?) avant de chercher « LA » solution.  En fait le bruit se présente sous trois aspects différents : Les premiers dit aériens proviennent des émetteurs d’ondes: la télévision, la radio, nous-mêmes… le deuxième type est celui des bruit d’impacts qui résultent d’un contact plus ou moins inopiné ou violent. Le dernier et non le moindre est dû à notre façon de vivre. Ces derniers pourraient presque se résumer à nos transports qui sont aujourd’hui omniprésents et perturbateurs. Bref ne faites pas comme Don Quichotte, ne vous battez pas contre des moulins à vent !

Laisser le naturel prendre le dessus.
Les matériaux flexibles et poreux sont de bon augure ! Choisissez ce qu’il y a de plus naturel (le bois, la terre…) ou ceux les isolants certifiés doublement efficaces (thermiquement et acoustiquement) comme les laines de roche. Le synthétique tire son épingle du jeu, car le polystyrène expansé demeure une bonne idée.

Saviez-vous que les sons voyagent comme l’air ?
Il faut donc y faire obstacle en bouchant vos trous. (C’est un peu le même principe que vos fidèles « Boule Quies »). Vous pouvez optez pour un faux plafond (ou plafond suspendu autrefois nommé faux plancher), c’est en fait un second plafond de matériaux légers, tel que du plâtre fixé autour d’une laine minérale, le tout sur structure métallique. L’élément doublé sera optimisé et naturellement doublement efficace.

M. Gaucher prévient que “Les solutions miracles minces, ça ne fonctionnent pas” Il conseille une isolation d’au moins 6 cm en laine de verre, par exemple en plus de la deuxième paroi. Ces quelques centimètres de perdu vous feront gagner jusqu’à 50 décibels.

Quitte ou double.
L’installation d’un double plafond vous obligera à réinstaller vos luminaires. Pourquoi ne pas profiter de cette belle occasion pour les renouveler et enfin opter pour la technologie LED ? Soyez prévoyant en achetant des éléments avec isolation phonique intégrée, comme vos portes ou vos fenêtres à double, voire triple-vitrage. N’oubliez pas d’isoler vos conduits et toutes autres sources de bruits que vous ne pouvez éviter ou supprimer, alors camouflez-les acoustiquement !

Le liège, un faux ami ?
Si vous pensiez avoir trouvé « LA » solution miracle, pour quelques dizaines d’euros, en optant pour du liège : détrompez-vous ! Ces plaques de liège disponibles en grandes surfaces ne sont pas toujours efficaces… Contre un mur par exemple, elles feront tout le contraire et serviront de porte-paroles aux bruits.

Comme une poupée russe.
Notre poupée russe technique a le même principe que le faux plafond, ici c’est la pièce qui est doublée (une pièce dans une pièce). Mais attention, vous perdrez en superficie ! Car vous devrez laisser un espace entre les murs. 

Un effet domino.
Il faut donc avoir un espace suffisant et beaucoup de motivation, car le prix pourrait être un élément dissuasif  (prévoyez au moins 20 000 euros) et elle induit l’installation de double portes et de revoir vos prises électriques.

Le rempart vert.
Il y a une nomenclature de solutions vertes disponibles
. Il faut savoir que les végétaux bien qu’ils enjolivent vos espaces, n’auront que peu d’impacts sur vos oreilles. Les seuls qui soient en mesure de réellement vous aider seront les talus, les palissades ou les murs anti-bruit. Plus votre solution sera près de la source de bruits mieux ce sera ! Même chose pour la consistance du mur : plus il sera costaud, plus il pourra faire une différence.

Surtout, attendez d’avoir le feu vert !
Vous pouvez aussi importer la nature dans votre habitat, c’est une solution très tendance et au combien avantageuse. Du bureau à la maison individuelle, en passant par une tour à logements : tout le monde y gagne ! Malheureusement les bonnes idées ne se suffisent pas à elles-mêmes, il est nécessaire de suivre les lois et les règlementations en vigueur.

Le savoir- « vert ».
Pour vos projets extérieurs : vous devrez avant toutes choses vérifier que votre projet soit conforme : Aller voir en mairie, aux services de l’urbanisme ou à la chambre de l’agriculture. S’il n’y a rien de stipuler au niveau de votre localité, suivez simplement les règles du Code civil.

Pour vos projets d’intérieurs : si vous êtes en location, faites venir un acousticien (à vos frais) pour qu’il puisse valider la nécessité d’une mise à niveau de votre logement. Si les normes ne sont pas respectées, votre propriétaire aura l’obligation de s’y conformer une fois pour toutes !

 


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