Paris à la chasse aux bruits.

« Selon Bruitparif, près de 22% des Parisiens sont touchés par les nuisances sonores. »

Saviez-vous que Paris était dans le top 10 des villes les plus bruyantes du monde. C’est la raison pour laquelle chez elle le PPBE (plan de prévention du bruit dans l’environnement) est essentiel. Car dans la capitale, la pollution sonore est subie par tout le monde, aucun arrondissement n’est épargné.

« La mise en place d’un dispositif de lutte contre le bruit au quotidien, notamment en termes de répression, de sensibilisation et de réglementation, et le développement de la cartographie du bruit. (…) est possible grâce aux solutions techniques qui ont été développées au cours des dernières années. »

Paris, la bienveillante.

Dans la ville lumière, le PPBE se décompose en 39 actions sur trois grands thèmes différents, soit « Evaluer », « Sensibiliser » et « Agir ».  Prévoyante, Paris devança l’Europe en prenant elle-même l’initiative de mesurer sa pollution sonore et d’établir sa propre cartographie. Elle a compris qu’avant d’agir décemment, il était essentiel pour elle d’émettre le bon diagnostic.

Paris, une ville au destin vert.

Pour poursuivre sur sa lancée et demeurer cohérente dans sa lutte contre la pollution sonore, elle consenti volontiers à s’équiper de véhicules écologiques propulsés à l’énergie propre, soit électrique ou soit au gaz naturel.  Sa volonté est pleinement assumée et d’ici 2020, tous les tronçons mitoyens aux habitations seront recouverts d’une solution acoustique, soit 30% du périphérique.

« Si ce revêtement coûte 20% plus cher, il permet de gagner en moyenne 3 à 4 décibels sur les bruits de pneu : l’équivalent d’une diminution de trafic de 50%. »

Les moteurs mis à l’index.

Et ce n’est pas tout ! Il y a une véritable machine qui se met en branle… Il est question aussi de délimiter des « quartiers verts »la vitesse sera revue à la baisse, la circulation sera repensée et les transports en commun seront valorisés. Certaines zones seront même à l’occasion exclusivement piétonnes.

« Le plan antibruit est étroitement lié au plan antipollution atmosphérique. La priorité est de sortir de la logique du tout-voiture » Malgré l’offre en transports considérable et valorisée, certains citadins délaissent la voiture au profit des deux-roues…Du chemin reste à faire dans la sensibilisation et dans le changement des habitudes

Les un avec les autres.

Dans une ville telle que Paris, Il n’est pas chose facile de concilier vie nocturne, densité de population et tourisme de masse. Pour veiller à ce que les droits de chacun soient respectés, des associations travaillent dans l’ombre pour assurer que tous puissent vivre en harmonie les uns avec les autres et non pas les uns contre les autres.

Des citoyens à la reconquête de leur ville.

Des associations existent pour soutenir les citoyens dans leur volonté de vivre en paix, malgré le dynamisme de la ville et sa vie nocturne. Notons par exemple “Les riverains de la Butte-aux-Vailles” une association créée dans les années 90 et « Vivre Paris » un collectif d’une trentaine d’associations. Celui-ci est affiliée à des associations nationales et européennes.  Elles luttent au quotidien pour faire régner une cohésion urbaine au profit de chacun.
« Au-delà des questions de confort et de qualité de vie, l’environnement sonore constitue un enjeu de santé publique », souligne Célia Blauel,

 

 


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