Un quotidien sur les chapeaux de roue

En 2050, nous serons presque 10 milliards.

Dans trente ans, le silence sera d’or, car il sera devenu une denrée rare et précieuse. Tout ce petit monde en effervescence fera grands bruits. La démocratisation du voyage promet de beaux jours au tourisme, mais aussi à l’aviation. En plus les Chinois se découvrent une nouvelle passion pour les voyages à l’étranger…Le trafic aérien explosera et imposera de nouveaux avions et, par la même occasion, les aéroports pousseront comme des champignons. Des citoyens qui se retrouveront, du jour au lendemain, voisins d’une usine à bruit et découvriront toute la puissance sonore de l’ingénierie aéronautique.
« Un irresponsable à califourchon sur un deux-roues pétaradant est ainsi capable, à lui seul, en traversant une grande ville de perturber la quiétude de 300 000 personnes. »[1]

Le roulement de tambours urbains.

De l’avion au véhicule personnel, en passant par la mobylette, nos moyens de locomotions ne sont pas discrets. Faire vrombir son moteur est peut-être source de fierté pour l’acquéreur, mais est une source d’ennuis pour les autres. Heureusement que les constructeurs l’ont compris et qu’ils tentent d’apporter des solutions, pour apaiser cette cohabitation difficile. A travers le « Stop and start » la voiture se tait, aussitôt qu’elle est au repos. (Le temps d’un arrêt « stop » suffit.) Les voitures électriques, bien que silencieuses, font de plus en plus de bruit sur le marché automobile.

Un silence électrique.

La voiture électrique semble être « LA » solution idéale aux nombreux griefs des citadins, mais elle impose un nouveau problème: ce silence peut être source de danger. Car la voiture ne s’annonçant plus, nous ne l’entendons donc plus arriver. La voiture en elle-même n’est pas le seul moyen de réduire la cacophonie, nous pouvons diminuer le nombre de moteurs sur nos routes. Tout le monde peut opter pour l’économie collaborative : Le simple fait de covoiturer peut faire « LA » différence, en matière de pollutions sonore et atmosphérique.

À l’écoute de la jeunesse.

La modernité insinue une confrontation journalière aux bruits, certains sont subis, mais d’autres sont choisis. Par exemple, nos jeunes semblent carburer à la vibration sonore, elle rythme leur quotidien. En plus du home cinéma des parents, en passant par la discothèque ou le concert du week-end, certains ne se débranchent jamais de leurs écouteurs. La pollution sonore est un réel problème de société et est même devenue un problème sanitaire.

Le cauchemar des ORL

Leur ouïe est la principale victime, celle-ci émet des signaux d’alertes (acouphènes, bourdonnements, etc.). Malheureusement nos jeunes n’y sont pas réceptifs et ils ne réagissent pas adéquatement ni au bon moment : Aux premiers signes de défaillance auditives : ils préfèrent monter le son ! Un réflexe qui en dit long et qui exaspère les spécialistes ORL (Oto-rhino-laryngologiste), ceux-ci ne peuvent que constater des problèmes de plus en plus précoce.

 

Ils ne s’entendront plus parler.

Les jeunes d’aujourd’hui développent les mêmes problèmes que leurs grands-parents. Le problème est qu’une défaillance auditive est souvent irréversible. La surdité, par exemple, est définitive et n’offre aucune marche arrière. C’est pourquoi, il est nécessaire d’être préventif, voire proactif. À l’ère de l’hyper connecté, nous ne nous entendrons plus parler…

[1] http://www.lepoint.fr/automobile/securite/une-loi-pour-faire-cesser-le-tintamarre-des-motos-23-08-2016-2063320_657.php

 


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