La France, un pays qui a de la voix.

Récemment, dans l’émission « Véronic Dicaire : Ma vie de tournée », nous avions l’occasion de suivre la célèbre imitatrice canadienne, durant sa tournée sur le Vieux continent. Lors de son étape parisienne, elle y alla de ses conseils de voyage, pour les téléspectateurs québécois (le public initial de l’émission) Elle ne donna pas son carnet d’adresses de boulangeries ou de cafés, comme l’aurait fait n’importe qu’elle touriste habituée des lieux…Non ! Elle nous parla de double-vitrage !

Au-delà du « French cancan »

Selon elle, cet élément serait la garantie d’une nuit paisible dans la Capitale. Pour illustrer ses propos, elle n’eut qu’à ouvrir la fenêtre de son hôtel…Elle fut l’espace d’un instant, la meilleure publicité pour l’insonorisation résidentielle et démontra, par la même occasion, l’étendue du problème acoustique dans l’ancienne Lutèce. Car oui, le bruit est une tare pour toutes les grandes villes du monde. A travers ses métros, ses voitures, son brouhaha humain, Paris est réputée lumineuse et non pas silencieuse ! Les chiffres sont alarmants: seulement 14% des Parisiens vivraient dans de bonnes conditions sonores ![1]

Le son de l’Hexagone.

La grandeur de la France ne se résume pas à sa capitale. La France, c’est aussi Marseille, Lyon, Toulouse, toutes pleines de vie et de véritables usines à bruits. La France est donc une terre bruyante, mais aussi une terre festive : Fête de la musique, carnavals, festivals, etc. Presque toutes les régions proposeraient son ou ses évènements. Comprenons alors qu’aucun secteur ne serait épargné par la mélomanie « made in France ». Dans certains cas, la célébration devient une véritable carte de visite ou carte postale. Elle devient un facteur identitaire et rassembleur. En 2017, ses nombreux festivals rassemblèrent près de 7 millions d’individus, soit 10% de la population française[2].

Marguerite porte-t-elle des bouchons ?

Que serait Arras sans son Main Square ? Ce rendez-vous annuel est devenu, comme son beffroi, un incontournable. Sur le même air, que serait Dunkerque sans sa Rosalie, sa Marguerite et son Jean Bart ? Ce micro- phénomène est unique et la tolérance de ses locaux face à ce joyeux vacarme est exemplaire. Peut-être que les maisons de la cité de Jean Bart sont particulièrement bien insonorisées ou que les misophones s’arment naturellement de « Boule quies », sans broncher ? Sachant qu’à Dunkerque, quand on sort le « cletche »[3], on le porte pendant trois mois, chansonnettes comprises.

À la reconquête du silence.

À Avignon, ce n’est pas la même chanson ! En 2016, la ville s’est attaquée aux nuisances sonores provoquées par les spectacles de rue. Son célèbre festival ne fut pas soustrait à cette nouvelle réglementation. Il fut certainement l’une de ses principales motivations… En 2017, le Ministre de la transition écologique a fait baisser le son des lieux trop bruyants, et ce, qu’ils soient extérieurs ou intérieurs. Nicolas Hulot logea tout le monde à la même enseigne, de la discothèque au festival, pour le bien de notre santé auditive.

[1] http://www.atlantico.fr/decryptage/pollution-sonore-mais-pourquoi-paris-est-elle-metropoles-plus-bruyantes-au-monde-et-ne-croyez-pas-que-releve-juste-inconfort-c-3328742.html

[2] https://www.touslesfestivals.com/actualites/le-bilan-des-festivals-de-lannee-2017-121217

[3] Costume du carnaval de Dunkerque


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