Dans le développement de nos sociétés, l’éclairage public a été mis en place pour des raisons de sécurité.
De manière générale, la lumière permet aux individus de se repérer dans l’espace afin de pouvoir se mouvoir ou se défendre.
Au Moyen-Age, si les villes françaises baignent encore dans une quasi obscurité, les lanternes sont utilisées pour se déplacer. Des points de références, comme les portes de ville ou les sommets des tours en sont également équipés.

L’évolution de l’éclairage public dans le temps

Jusqu’à la fin du XVIIe siècle, en France, l’éclairage public relevait de la responsabilité privée, les riverains sont sommés de suspendre des “lanternes et chandelles ardentes” à leurs façades.  Malgré ces injonctions législatives, le système s’est avéré être inefficace.

Pour assurer la sécurité de l’ensemble des citoyens, des lanternes fixes sont mises en place à partir de 1667. Dès lors, l’éclairage est envisagé dans une perspective sécuritaire, dans la logique d’une surveillance policière « active ».

Pendant longtemps, cet éclairage extérieur est donc assuré par les systèmes de lampe à huile. Puis la révolution industrielle marque un tournant majeur.

De nouvelles pratiques et de nouveaux besoins se font sentir. Il faut sécuriser les espaces urbains en plein développement.

La circulation croit d’une manière inédite, il faut pouvoir l’organiser. Des bâtiments et espaces emblématiques sont à indiquer et à valoriser dans la ville. C’est par exemple le cas des gares.
Surtout, avec l’arrivée des activités industrielles, les cycles de vie sont modifiés.

Désormais, on vit aussi la nuit. Aussi, l’arrivée de la fée électricité permet de développer autrement les systèmes d’éclairage. C’est donc surtout au cours du siècle dernier que les capacités techniques de l’éclairage urbain ont connu une révolution sans pareil.

L’éclairage public n’a donc cessé de se perfectionner dans le but d’assurer une bonne gestion de l’espace public. Il remplit deux fonctions majeures, la sécurité et le balisage des espaces par la mise en valeur de points de références.

Aujourd’hui, l’éclairage public conserve ces fonctions de balisage, dans l’espace public en général, mais surtout sur les routes.
Si pour certains la présence d’un éclairage public pourrait affaiblir la vigilance des conducteurs, les résultats d’une étude menée par le Centre de physiologie appliquée du CNRS de Strasbourg sur le comportement des conducteurs prouvent le contraire :

“Avec un bon éclairage public, la visibilité est complète sur la distance d’arrêt et bien au-delà” alors que sans éclairage, “60 mètres restent invisibles”.

En plus de cette première conclusion, les résultats prouvent également que l’éclairage permet de “mieux évaluer les distances ».

L’éclairage public lutte contre l’insécurité

Au delà des faits tangibles démontrés par la circulation routière, l’éclairage public contribue aussi au sentiment de sécurité des individus dans l’espace public.

Et à ce propos, les revendications portées durant les débats autour de la place des femmes dans l’espace public viennent prouver toute l’importance d’une ville bien éclairée.
Plus qu’un sentiment produit, des études anglo-saxonnes ont du reste prouvé le lien qui pouvait exister entre l’état des systèmes d’éclairage et les taux de criminalité.

En particulier, cette étude a été menée à Kansas City. Dans les quartiers où un projet de rénovation des systèmes d’éclairage a été mené, les taux de criminalité ont baissé. Il y aurait un effet potentiel à la fois sur la criminalité effective et sur la peur du crime, c’est-à-dire le sentiment d’insécurité.

Le développement d’un éclairage public de qualité reste un enjeu d’ordre public.
C’est un besoin pour le confort de chacun des utilisateurs, qu’ils soient automobilistes, cyclistes ou encore piétons. Urbains, péri-urbains ou ruraux. L’éclairage reste indispensable donc pour se protéger, pour se déplacer, pour se repérer.

Bien entendu, si les enjeux liés à l’éclairage sont majeurs, cela ne signifie pas pour autant qu’ils sont les mêmes partout. Nous devons, compte tenu des technologies à notre disposition, sécuriser et rythmer l’espace en équipant convenablement les zones nécessaires.

Par exemple, certains cheminements piétonniers urbains pourraient disposer de balisage lumineux LED de couleur afin d’indiquer une direction vers un point de repère de la ville (Gare, Hôtel de ville…) à la nuit tombée.
Un choix de couleur adapté peut même différencier les orientations. Cette logique peut aussi être respectée sur le support d’éclairage public afin de servir également aux automobilistes, en ville, dans les parkings…

La consommation de ces balises étant très faible, l’impact financier et environnemental reste lui aussi minime. Dans le cas d’éclairage de place ou de monuments, il est possible de changer de couleurs automatiquement et à période définie pour instaurer un climat qualitatif et rassurant.

L’éclairage public intelligent

Aussi, les systèmes intelligents constituent le cœur de notre nouvelle révolution lumineuse, en alliant confort et sécurité des utilisateurs avec respect de l’environnement.
En effet, piloter l’éclairage public via la détection de présence est aujourd’hui envisageable pour les voies piétonnes et routières.

Cette solution garantie un service sans faille à l’utilisateur avec un minimum de consommation « inutile ». Ainsi, nous avons aujourd’hui les clefs pour un éclairage décoratif et qualitatif, source de développement d’un sentiment de sécurité collectif.

La question à se poser compte tenu de ces éléments est la suivante :

Est-ce qu’éteindre les luminaires en milieu de nuit, pendant des périodes plus ou moins importantes est la meilleure solution pour allier sécurité, réduction des consommations électriques et préservation de l’environnement ?

N’y-a-t-il pas d’autres solutions plus efficaces pour répondre à l’équation de votre projet ?

Valentin DUFOREAU

Expert en solutions créatives –
Éclairage public